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Conakry, Capitale de la Guinée
 

Créée en 1889 comme chef lieu des rivières du sud, ancienne appellation de la Guinée, Conakry est le cœur du pays et participe à plus d’un titre au développement national. Jus qu’au début du siècle, Conakry capitale de la Guinée était circonscrite au périmètre de l’Ile de Tumbo.

Aujourd’hui, avec une centaine de conseils de quartiers repartis dans 5 communes urbaines pour une population estimée à près de 2 millions d’habitants, Conakry siège du Gouvernement de la République de Guinée est à la fois la capitale politique et économique du pays ,dotée d’une personnalité morale et d’une autonomie financière instituée par la politique de décentralisation du Chef de l’Etat , le 22 décembre 1985.Ce qui confère à cette ville un statut particulier dans le découpage politico-administratif de la Guinée.

 D’une croissance moyenne de 8 pour cent par an depuis 1960, Conakry a absorbé plus du quart de l’exode rural du pays au point où, avec le développement d’une urbanisation linéaire, la superficie de l’agglomération de Conakry est passé de 13 km² en1960 à 69 km² en1985.  Ces dernières années, des statistiques officielles,  notent une extension progressive de la ville de l’ordre de 330 hectares par an .

Cette explosion démographique difficilement maîtrisable a entraîné le développement accéléré de l’habitat avec pour corollaire, la casse-tête question de l’urbanisation surtout des nouvelles zones. Malgré cela, le rôle de leadership de Conakry sur les autres régions du pays s’est toujours d’avantage réaffirmé. Car, cette près qu’île renferme la majeure partie des fonctions économiques de la Guinée et constitue la tête de ligne des réseaux routiers et ferrés du pays. Poumons économiques et ville cosmopolite par excellence, Conakry concentre 60 pour cent des activités industrielles du pays,50 pour cent des emplois secondaires et 44 pour cent des emplois administratifs.

Ancienne perle de l’Afrique de l’ouest, Conakry se sont aussi ses lieux de culte avec près de 300 Mosquées, 113 Paroisses et 9 Diocèses.

 Conakry ce sont également ses vestiges historiques : le Musée national anciennement appelé Musée d’Olivier de Sandervale, l’hôpital Ignace Dean construit en 1905, l’hôpital Donka bâti en 1956, l’ancienne résidence du Gouverneur Balley, Paris Kondébounyi dans Boulbinet ,le chemin de fer Conakry-Niger, et entre autres, l’historique stade du 28 septembre construit 6 ans après l’indépendance Guinéenne, le 2 octobre 1958.

En fait, la mise en place des structures de la ville de Conakry remonte à la période 1885-1920.

D’abord le choix du site comme base de l’administration française en Guinée répondait en partie au souci de recherche d’un port en eau profonde. Choix auquel le Rio Nunez, la Fatala et la Mellakoré ne répondaient  pas. Et c’est suite à d’importants combats à partir de 1887 que  le Roi de l’Ile de Tumbo vaincu, fut obligé de signer un traité avec l’administration française, concédant ainsi à cette dernière toute l’Autorité de la presqu’île.

C’est une époque charnière dans l’histoire de l’île de Tumbo, car c’est après cette période que le premier plan cadastral de Conakry sera élaboré en 1890. Un plan qui prévoyait 14 Avenues et 12 Boulevards de 30 mètres chacun pour une population d’environ 10 mille habitants. Mais très rapidement, le site de Tumbo qui ne comptait que 300 habitants en 1885 a quintuplé vers 1905.

Bien que les Bagas et les Soussous soient les premiers habitants de cette Ile, depuis sa genèse, Conakry a toujours été formée d’une population assez cosmopolite. Les Peuhls par exemple y sont depuis la bataille de Porédaka en 1896. De sorte que sur les 8 langues de la vingtaine que compte le pays, 3 de ces langues nationales sont trans-ethniques et sont couramment parlées à Conakry. C’est le Sosso, le Maninka et le Poular. Le français est la langue officielle de travail.

Plusieurs sources concordantes estiment qu’entre 1915 et 1958, il n’y avait que 4 grands quartiers à Conakry : il s’agit de Boulbinet, Coronthie, le quartier de l’hôpital et du centre. Leurs responsables étaient appelés chefs de quartier, auxiliaires de police, collecteurs d’impôts.

Le premier chef de canton nommé par la France en 1910 à Conakry était Mamadou Dia. A sa mort en 1926, il a été remplacé par Kerfalla Soumah descendant de Almamy Sékou Soumah qui a donné son nom à l’actuel quartier d’Almamya.

 

 
 

 

 

 
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