La migration dans son acception globale est un phénomène universel qui n'est pas spécifique à un pays ou à une époque. La migration est un acte naturel, un fait qui est en perpétuelle évolution due à de multiples facteurs : Politiques, économiques, culturels et sociaux.
Facteurs Politiques : mal gouvernance, instabilité politique, guerre civile……
Facteurs économiques : Pauvreté, manque de perspective d'avenir, déséquilibre et détérioration des termes de l'échange entre le nord et le sud, manque de débouchés ….
Facteurs sociaux culturels : Analphabétisme, inadéquation entre formation et emploi, chômage, démographie galopante.
Tous ces facteurs réunis, poussent des milliers de personnes à quitter leur pays d'origine dans l'espoir de trouver le bonheur ailleurs.
C'est dans cette optique que ces personnes en majorité des jeunes cherchent à rallier l'occident qu'ils croient être l'Eldorado ou le paradis. Ils utilisent pour cela, tous les moyens pour y arriver.
Considérés au départ comme une main d'œuvre bon marché, ces migrants sont aujourd'hui perçus pour la plus part comme une menace pour l'occident (les migrants pris pour des criminels, des terroristes…).
Pour y faire face, l'occident instaure des mesures visant globalement à réduire le flux migratoire ou du moins à le contrôler.
Prenant conscience des effets tant positifs que négatifs liés à la migration, les Etats sont amenés à envisager des accords de coopération qui tiennent compte des questions spécifiques liées :
A l'admission des travailleurs émigrés ;
Au retour volontaire et assisté des personnes ;
A l'intégration des résidents ;
A la coopération pour la lutte contre l'immigration irrégulière et le trafic des personnes
A la réadmission des personnes en situation irrégulière. ;
En outre, ces accords devront intégrer tous les aspects y compris ceux tendant à fixer les jeunes candidats à la migration dans le pays d'origine à travers des projets de développement et d'intégration socio- économique.
Dans ce cadre, notre pays pourrait à travers des plans de développement décentralisé procéder à la mise en place :
des coopératives, des groupements, des unités de production agricoles, artisanales et semi - industrielles.
Mise en place des micros crédits.
Toutes choses pouvant empêcher l'exode rural et créer les meilleures conditions de vie dans nos communautés.
S'agissant de la migration et l'éducation, les actions à entreprendre sont :
L'adéquation de la formation et l'emploi ;
La création des centres de formation professionnelle ;
L'enseignement et la sensibilisation à travers les medias (audio- visuel) sur les méfaits de la migration clandestine ;
L'animation et l'équipement des centres culturels et des loisirs
Dans le cadre du développement , La migration légale constitue une solution extérieure pour résoudre des problèmes internes, la raison de départ étant d'aider les familles à subvenir à leurs besoins. Le pays d'origine, bénéficie des envoies de fonds et des investissements réalisés par les migrants ainsi que du transfert de connaissance et de savoir faire.
Pour y parvenir, il est indispensable de mener des actions tendant à :
-Identifier et réaliser les projets de coopération dans certains domaines générateurs d'emplois.
- Appuyer des projets de développement des entreprises ;
- Contribuer à la réduction de la pauvreté
- Mettre en place des mécanismes de transfert de fonds pour une participation active au développement économique du pays.
i le phénomène migratoire est considéré dans certains cas comme un des nombreux facteurs qui contribue au sous développement dans certaines régions d'Afrique par l'exode des cerveaux, il constitue
également un élément important qu'il faut prendre en compte au moyen de politiques et programmes soutenus de nature à favoriser et à exploiter le potentiel de développement des migrants.
La DAJC
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